vendredi 27 novembre 2009

Adèle Blais s'exporte à Miami

Vendre ses toiles au Québec n’est pas facile. S’exporter encore moins. C’est le double pari que remporte l'artiste-peintre collagiste montréalaise Adèle Blais qui, en plus d’avoir pignon sur rue depuis 4 ans dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, a été sélectionnée par la Art Fusion Gallery à Miami pour exposer 12 de ses toiles jusqu'au 23 décembre. La Art Fusion Galery étant l'une des galeries participantes au prestigieux événement annuel Art Basel Miami Beach, les toiles d'Adèle Blais auront la chance d'être admirées par pas moins de 20 000 visiteurs en trois jours, du 3 au 6 décembre.

Adèle Blais peint tout en couleurs. Ses toiles représentent des visages, des villes, des fleurs. Certaines sont abstraites et à couper le souffle! Et le public est au rendez-vous. Sa formation en publicité y est sûrement pour quelque chose (son site Internet extrêmement complet lui procure une belle visibilité ainsi que des liens avec un vaste public). Le fait qu'Adèle reçoive les curieux dans son atelier-galerie fait également une différence dans le développement de sa clientèle. Rien de mieux que les rencontres humaines pour l'inspiration et... le développement des affaires!

À Montréal, on peut voir les toiles d'Adèle Blais à l'édifice Belgo jusqu'au 10 janvier 2010, à l'espace Massarelli Design.

lundi 23 novembre 2009

La Salle à manger : sur Mont-Royal

La Salle à manger est lumineuse grâce aux fenêtres qui font tout le mur. La déco épurée, détendue et branchouille, le service convivial et informé, le menu, savoureux et généreux. Ce resto ouvert jusqu'à minuit 7 jours sur 7 (!!) est tout désigné pour une occasion spéciale ou pour une bonne traite sur un coup de tête.

En entrée, j'ai dévoré une salade de betteraves, avec vinaigrette à la moelle, lardons, crème sure et xérès (12$), fraîche et très copieuse. J'ai aussi pu piquer de la fourchette dans un ravissant foie gras au torchon (14$). En plat principal, j'ai succombé au plat de pétoncles poêlés et boudin rôti, avec pommes de terre et pommes au cheddar (26$). Si par hasard, j'étais venue avec toute la famille (ou une tonne d'amis), j'aurais osé le cochonnet rôti (500$ pour 12 personnes): probablement inoubliable, d'autant plus que la bête québécoise a été élevée sans médicament.

Si on est pressés, qu'on a une petite faim et qu'il est tard (je rappelle que la cuisine ferme à minuit), on opte pour un simple plat sans entrée : la choucroute garnie, avec saucisson à l'ail, bratwurst et lardons (25$), accompagnée ou non d'un verre de vin.

Billet dédié à Stéphanie...

La Salle à manger
1302, ave du Mont-Royal Est (coin Chambord)
Montréal, Québec
514-522-0777
www.lasalleamanger.ca

vendredi 20 novembre 2009

La vache, pas le temps

L'automne achève. Les feuilles tombées ont été ramassées. Le Québec s'assoupit, attendant l'hiver. Le temps manque pour bloguer. Pourtant, c'est pas les idées ni l'intention qui manquent. Rester optimiste : je vais bientôt redevenir une blogueuse active. Oui, Monsieur. En attendant, regardez ça, la campagne à son meilleur. J'adore la vache à la fin.

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dimanche 15 novembre 2009

Vue de Cape Town

Première soirée en Afrique du Sud, en février dernier. Vue depuis Cape Town.

vendredi 13 novembre 2009

Avez-vous déjà vu?

Est-ce la voix du comédien Alain Chabat qui en fait le succès? Les courts métrages animés Avez-vous déjà vu? diffusés en France (sur M6) me ravissent. Celui présenté ci-bas est vraiment drôle. Mais le meilleur, c'est probablement celui qu'on peut découvrir en cliquant ici.


dimanche 8 novembre 2009

Calgary l'engourdie

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Pourquoi est-ce que je n'aime pas trop Calgary? Sans doute parce que je n'y ai pas senti l'effusion d'une grande ville en santé culturelle. Je ne doute pas qu'il y ait plein de gens intéressants cachés quelque part dans cette ville, mais dans les rues, on ne tombe que trop rarement sur un café où on a le désir irrépressible d'aller s'asseoir. Et on cherche en vain un quartier où pulluleraient les petits commerces spécialisés, les restos sympas, les bouibouis d'un autre âge mais vivants. Oui, il y a bien Kensington, le quartier jeune et artiste, mais il est trop petit.
On se heurte, lors d'un court passage à Calgary, à un endormissement généralisé. Serait-ce parce que ça fait 35 ans que la province albertaine élit un gouvernement conservateur?
Ceci dit, oui, il y a bien quelques cafés et commerces attirants, du bison délicieux qu'on achète en steak ou séché, un réseau développé de pistes cyclables, de magnifiques parcs municipaux, ainsi que le tramway en pleine ville, mais... mmhhh, où est le supplément d'âme? Peut-être faut-il lui donner le temps de se réveiller, à cette ville qu'on appelait, encore récemment, Cowtown.

vendredi 6 novembre 2009

Aimer Calgary comme on peut


Calgary, Calgary, Calgary... Difficile d'aimer cette ville. J'y ai passé quelques jours cette semaine et je m'imaginerais difficilement y vivre. Bon, j'accepterais bien de donner une nouvelle chance à cette région, au cours de l'été par exemple. Pour vivre l'expérience du Stampede (l'équivalent du Carnaval de Québec, mais avec la culture western et les cow-boys à l'avant-plan - hi ha!). Et surtout pour visiter les parcs nationaux de Banff et de Jasper, à 1h30 de route de Calgary. L'expérience du char doit être pas mal en Alberta : se perdre dans les prairies avant de sillonner les routes magnifiques qui passent entre les Rocheuses.


dimanche 1 novembre 2009

L'animation subversive de Don Hertzfeldt

Un p'tit coup de blues? Visionnez les courts métrages d'animation de Don Hertzfeldt et vous ne verrez plus votre quotidien du même oeil. Don Hertzfeldt est une célébrité sur la planète de l'animation. Né à San Francisco en 1976, prolifique et très talentueux, ce jeune réalisateur a créé pas loin de 10 courts métrages d’animation, ce qui est impressionnant quand on sait que 2 ans sont nécessaires à la réalisation d'un seul. Il a reçu de nombreux prix internationaux pour ses films, ainsi qu'une nomination aux oscars (section Best Animated Short Film) pour l'excellent Rejected.

Les dessins de Don Hertzfeldt sont minimalistes. Ses récits sont étranges et donnent dans l’humour noir absurde et sadique. J’ai découvert ce réalisateur à l'occasion d’une soirée-rencontre à la Cinémathèque québécoise de Montréal le mois dernier, dans le cadre d’une tournée nord-américaine lancée par Hertzfeldt lui-même. Tel un artiste de scène, un chanteur ou un humoriste, le réalisateur a tenu à aller, de ville en ville, à la rencontre de son public. Prenant la forme d’une performance, cette soirée débutait par la projection de ses oeuvres et était suivie d’une période de questions-réponses avec un public visiblement constitué de fans finis. Le but de Don Hertzfeldt : se nourrir d’un échange concret avec le public, avant de retourner s'enterrer dans son studio pour compléter la réalisation de son prochain film. Rencontre fascinante! Quand on est triste, rien de mieux que le visionnement d'un film de Hertzfeldt sur Youtube ou l'achat d'un DVD sur le site de sa boîte de production, Bitter Films. En voici un échantillon, intitulé Ah, L'Amour :


Vous aimez? Régalez-vous encore avec l'un de mes favoris, Billy's Balloon, l'amusant exercice de style Genre, l'incontournable et hilarant Rejected ou d'autres encore que vous dénicherez bien par vous-mêmes...